Pointe est et grotte de Hoq
L'extrémité orientale de l'île, entre le détroit de Guardafui, les récifs de Dihamri et la grande grotte de Hoq, pour qui aime plongée légère et spéléologie douce.
La pointe orientale de Socotra pousse une longue échine calcaire vers l'Afrique, séparée d'elle par le détroit de Guardafui. C'est une région plus sèche, plus minérale que le nord, avec un littoral découpé, des plateaux ras battus par le vent et quelques villages de pêcheurs accrochés aux criques. On y vient pour trois choses : la mer, une grotte hors normes, et l'impression de se tenir à un bout du monde.
Dihamri et la vie sous-marine
La réserve marine de Dihamri, à mi-chemin entre Hadiboh et la pointe, est le meilleur spot de snorkeling accessible depuis la plage. On enfile masque et palmes et l'on nage au-dessus d'un tombant de coraux durs, avec une chance sérieuse de croiser tortues vertes, raies pastenagues et bancs de fusiliers. La visibilité est bonne toute la saison sèche. Un centre communautaire prête le matériel de base et loue quelques cabanes rudimentaires face à la mer, très demandées.
La grotte de Hoq
À l'intérieur des terres, au-dessus du village de Terbak, un sentier raide grimpe vers l'entrée béante de la grotte de Hoq. La marche d'approche prend une bonne heure, sous un soleil qui tape. À l'intérieur, la cavité se déploie sur plusieurs kilomètres, avec des salles immenses hérissées de concrétions calcaires, des lacs et des inscriptions anciennes laissées par des marins venus de l'océan Indien. La visite se fait avec guide, casque et lampe frontale, sur environ deux à trois heures aller-retour. Ce n'est pas de la spéléologie technique, mais il faut être à l'aise dans le noir et sur sol irrégulier.
Le bout de l'île
Plus à l'est encore, au-delà d'Erissel, on atteint la pointe où se rejoignent mer d'Arabie et golfe d'Aden. Deux couleurs d'eau s'y confrontent parfois de façon très nette, et l'on aperçoit au loin les silhouettes des îlots proches. La piste devient plus rude, on y roule au ralenti. Peu de voyageurs poussent jusque-là, ce qui fait tout l'intérêt d'y consacrer une journée.
Circuler et loger
Toute la région se parcourt en 4x4 depuis Hadiboh, en une longue journée si l'on veut tout enchaîner, ou plus confortablement en deux jours avec une nuit à Dihamri ou en bivouac près de Hoq. La fenêtre reste la même que pour le reste de l'île, d'octobre à avril, avec une préférence pour l'hiver socotri, quand la mer est calme et la lumière limpide.

